Le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, a publié, samedi 4 juillet, un communiqué officiel afin d'apporter des éclaircissements sur une correspondance devenue virale concernant une mesure d'interdiction de sortie du territoire visant plusieurs personnes physiques ainsi que des entreprises du groupe Rawji.
Dans ce communiqué, le chef du parquet près la Cour de cassation rappelle que la lettre datée du 20 juin 2026, largement relayée sur les réseaux sociaux, s'inscrivait dans le cadre d'une procédure judiciaire en cours. Il précise que la mesure d'interdiction de sortie du territoire constituait une mesure conservatoire, prise dans le seul objectif de garantir la disponibilité des personnes concernées pendant les investigations, et non une sanction ou une déclaration de culpabilité.
Selon le Procureur général, l'ouverture de cette instruction judiciaire fait suite à une injonction du ministre d'État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, demandant au parquet d'enquêter sur des faits présumés de corruption et de blanchiment de capitaux impliquant plusieurs personnes citées dans le dossier ainsi que certaines sociétés du groupe Rawji, notamment Rawbank SA.
Toutefois, le communiqué insiste sur un principe fondamental de la justice : à ce stade, aucune preuve établissant la culpabilité des personnes visées n'a été apportée. Le parquet estime ainsi qu'il serait prématuré d'affirmer leur implication dans les faits reprochés tant que les investigations ne sont pas achevées.
Le Procureur général souligne également que certains faits évoqués dans cette affaire avaient déjà, par le passé, fait l'objet d'instructions judiciaires ayant abouti à des décisions de non-lieu.
En conclusion, le parquet met en garde contre les interprétations hâtives de cette affaire et rappelle que seules les conclusions issues de la procédure judiciaire pourront déterminer les responsabilités éventuelles. Il précise enfin que toute interprétation ne reposant pas sur les faits établis n'engage que son auteur.
Cette mise au point intervient dans un contexte où plusieurs dossiers judiciaires à forte portée médiatique alimentent le débat public en République démocratique du Congo, rappelant l'importance du respect de la présomption d'innocence et du bon déroulement de la justice.
Félix Mulumba
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